BLOG IRONDEL PAR IRONDEL POUR LE YETAM

vendredi 18 mars 2011

LE JOURNAL PARLE: UNE ORIGINALITE DE PITOA

Comme Bamessing à Bamenda, la Communauté de Pitoa dans le Nord a rejoint le projet Yetam lors de sa phase II, ce qui lui a donné de faire découvrir aux yeux de tous que les jeunes de cette localité étaient bourrés de pleins de talents à l'instar de celui de journalistes, qu'on leur connaissait pas encore. Pour sortir du train train du tournage des documentaires qu'on connait à tous les points focaux, les jeunes de la communauté de Pitoa, à l'image de leurs idoles des journaux parlés dans les différentes stations radio, ont entrepris de faire enregistrer une édition de journal parlé chaque semaine.

Dans chaque édition, toute l'actualité qui a animé la semaine est parcourue et servie à tous ceux qui n'ont pas eu la chance d'être au courant d'un fait ou d'un autre.
Il faut dire que cette initiative donne une autre allure au projet, elle rejoint justement celle des jeunes de Bamenda qui, pour donner plus de présence aux arts vivants ont détaché les arts vivants des arts plastiques. Initiatives qu'il faut tout de même saluer et encourager!

GAROUA: L'EVALUATION CONTINUE


Comme lors du monitoring effectué à Bamenda durant le mois de Novemvbre 2010, il a été principalement question au cours de cette descente de s’assurer de la bonne marche du projet Yetam dans l’unité des programmes du Nord. Ainsi, du 08 au 15 décembre 2010, l’équipe conduite par la Coordinatrice nationale, Judith Nkie, s’est rendue à Garoua pour s’enquérir du déroulement du projet, mais aussi, pour apporter une certaine expertise dans les domaines qui le demandaient.
Il faut dire que la descente sur le PU de Garoua à la suite de trois constats à savoir:
- Participation timide des jeunes de la communauté dans les activités Yetam
- Faible de participation et esprit de leadership des jeunes filles
- Conversion des vidéos sous le bon format pas évidente.


Pendant une semaine, l'équipe de Judith Nkié s'est attelée à trouver des voies et moyens pour remédier à toutes les situations posées plus haut, ceci à travers diverses rencontres. D'abord avec les jeunes du Lycée de Pitoa qui après avoir apprécier le fait qu'on ait choisi leur établissement pour l'implémentation du projet ont quand même tenu à faire des suggestions qui visent à accorder les activités du projet et leurs études. Il s'agit de:
- prendre en compte les périodes d'évaluations scolaires
- limiter les heures de rencontres pour permettre aux jeunes Yetaméens de vaquer à leurs occupations estudiantines
- mettre à la disposition des jeunes le matériel de travail qui leur permettra de s'exercer même en l'absence des formateurs
Après avoir reconnu que le projet Yetam est une initiative louable pour la communauté de Pitoa, l'ONG STA qui l'implémente dans cette zone n'a pas manqué tout de même à poser les difficultés auxquelles elle est confronté. Des critères de sélection à l'irrégularité des jeunes aux rencontre de formation en passant par les mauvaise qualité et indisponibilité du matériel de travail, la liste ne saurait être exhaustive. Dans le cadre de cette deuxième séance de travail, et suite aux divers échanges entre les deux équipes, il a été proposé que STA travaille plus à montrer le bien fondé du projet à tous les jeunes (lycée et communauté), à inciter plus les filles à occuper les postes de responsabilité malgré le climat traditionnel qui ne permet toujours pas de voir la jeune fille au devant de la scène.
La troisième rencontre importante au cours de ce périple a été celle avec la communauté. Celle ci s'est déroulé au Lawanat de pitoa Chez le Lawane Baba Hamadou, comme on peut le voir sur la photo ci dessus. A la surprise de l'équipe de monitoring, tous les parents présents semblent ne pas connaitre le projet. Il y a donc un problème de sensibilisation qu'il faudra déjà régler pour la prochaine phase du projet.

Mais comme tout est bien qui fini bien, des propositions d'améliorations ont été faites:

- Améliorer la communication et la sensibilisation pour être sûr d'avoir touché tout le monde et assurer également la bonne marche du projet
- Assister plus les jeunes dans la réalisation de leur films tout en leur apprenant comment synthétiser leurs idées
- Améliorer le climat de travail entre le Partenaire et Plan

mercredi 1 décembre 2010

UNE CELEBRATION SOUS FOND DE FRUSTRATION

Les droits des enfants ont 21 ans au Cameroun depuis le 20 novembre dernier. 21 an sque le Cameroun a ratifié la convention des droits de l'enfant pour permettre à ceux ci de vivre dans un pays où ils peuvent exprimer leur plein potentiel. Dans le souci de faire participer tous les enfants sans risque de n'en oublier aucun, il a été convenu que la célébration ait plutôt lieu le 28 novembre 2010 avec l'enregistrement à la CRTV. Sur la photo ci-contre, le ballet d'ouverture exécuté par les élèves de l'English High School de Bastos.

Plus de 200 cent enfants venant des PU de Bamenda, Garoua et Biteng (auxquels il faut ajouter les élèves de l'English High School - EHS) ont pris part à l'évènement qui disons le, s'est déroulé sous fond de frustration. Frustration des jeunes des communautés et du collège au niveau de Biteng. Tous n'ont pas accepté le fait que toutes les activités qu'ils avaient préparé n'aient pas été présentées lors de l'enregistrement. Même s'il est vrai qu'en termes de temps, cela n'était pas gérable, il est quand même important de noter que s'il ne s'était agit que des enfants du Yetam, cela aurait été gérable. la véritable raison est que l'espace temps reservé à l'enregistrement était insuffisant, encore que les élèves du EHS qui ne sont pas du Yetam ont pris énormément de temps lors de leurs différentes prestations.
Malgré tout, le plus important a été fait. Devant leurs amis, parents, encadreurs et surtout devant les cameras, les jeunes se sont engagés à lutter activement pour leurs différents et surtout à les faire respecter. Ils l'ont fait à travers des poèmes, des danses, des dessins et des sketches comme on peut le voir sur la photo, un peu plus haut.

mercredi 24 novembre 2010

EVALUER ET AVANCER

  • Comprendre et résoudre d’abord le problème de la participation des jeunes de la communauté aux diverses activités du Yetam, ensuite celui de la conversion des vidéos
  • Evaluer l’atteinte des objectifs du projet par le partenaire
  • Echanger sur les sessions de formation des enfants en leadership et de partage d’expérience entre les jeunes, les partenaires et le staff de Plan

Tels sont les objectifs de la descente de monitoring du projet Yetam qui a été effectuée dans l'unité de programme de Bamenda du 18 au 22 novembre dernier par les staff Irondel et Plan. Il est important de noter que cette visite de suivi et évaluation du projet a été institué pour essayer de résoudre les problèmes auxquels font face les différents partenaires dans l'exécution des missions qui leur sont assignées

Pour atteindre les objectifs sus cités, plusieurs séances de travail ont été organisées. Ces rencontres avec Pavis (Administration et équipe sur le terrain) et les jeunes Yetaméens ont permis de déceler ce qui est à l'origine de la faible participation des jeunes de la communautés aux activités du Yetam, du problème de station finale des vidéos (d'où doivent provenir les vidéos déjà prêtes à télécharger sur le Net).
Pour ce qui est de la faible participation des jeunes de la communauté, plusieurs causes ont été évoquées à l'instar de l'éloignement du lieu de formation par rapport à leur domicile, fin tardive des sessions de formation. S'il est maintenant claire pour le monteur et le traducteur que la vidéo finale doit provenir du monteur, donc du partenaire, il va sans dire que avant cette descente, cela était encore flou pour tous. Des mesures n'ayant pas été prises pour ce cas de figure.
Le travail effectué avec les staffs de Pavis - qui est l'ONG partenaire qui est chargée de l'implementation de la phase 2 du projet Yetam dans le PU de Bamenda- a permis d'avoir une opinion sur les travaux des enfants. Même si pour eux les objectifs sont à ce jour atteints à 75%, il est impératif qu'un accent soit mis sur la qualité des travaux réalisés par les enfants. Comme pour dire en accord avec le PUM de Biteng qu'il vaut avoir un travail de qualité, qu'un travail de quantité.

mardi 23 novembre 2010

DES JEUNES ENCORE PLUS OUTILLES

Président: Mvondo Arnaud
Vice Président: Ebah Mani Doriane
Secrétaire Général: Ombede Fils
Trésorière: Ebah Godlieve
Secrétaire financier: Babong Olivier
Commissaire aux Comptes: Mvilongo Jean Marie
Magasinier: Ayissi Ferdinand
Tel est la constitution du comité de gestion ou bureau du projet mis en place à l'issue de la formation sur la montage des projets qui s'est tenue du 5 au 7 novembre dernier au sein du collège Sainte Thérèse de Mva'a. Ce comité de gestion, constitué uniquement des jeunes de Mva'a et environs, aura la lourde charge d'amener jusqu'à son exécution le projet sur "les violences en milieu scolaire", projet qui a été choisi par les jeunes au cours de cette session.

Renforcer les capacités des jeunes des communautés impliquées dans la phase II du projet Yetam a été le principal mobile de cette formation sur le montage des projets. Les objectifs de ladite formation tournaient autour des points suivants:
- Former les jeunes dans l'identification d'un bon projet
- Former les jeunes dans le montage ou l'écriture d'un bon projet
- Former les jeunes dans la gestion d'un projet
De ces objectifs, une série de modules a été mise en place, module qui ont permis de faire passer le message auprès des enfants. Il s'agit entre autres de: Approche conceptuelle du projet; contexte et justification du projet; Identification des problèmes et choix du projet; formuler les objectifs d'un projet...
Au sortir de ces trois jours de formation, l'on ne saurait dire avec conviction que les jeunes qui ont été formés sont réellement capables de gérer le projet sur "les violences en milieu scolaire". Ceci bien évidemment pour plusieurs raisons:
- Le temps de formation assez court ne leur a pas permis de comprendre réellement de quoi il était question, au delà de ce qui a été dit
- Certains modules n'étaient pas expliqués de telle sorte que les enfants puissent en retenir quelque chose d'important
- La moyenne d'âge enregistrée pour cette formation est de 15 ans, ce qui n'assure pas un développement des idées concrètes pouvant aider à mener à bien le projet

lundi 25 octobre 2010

EVALUER ET AVANCER

Reculer pour mieux sauter. C'est de cela qu'il s'est agit le 28 septembre dernier au cours de la première réunion de coordination du Projet qui a regroupé toutes les parties prenantes: Les jeunes, les membres des différentes communautés, les dirigeants du collège Ste Thérèse de Mva'a, les autorités administratives d'Okola, le partenaire Irondel et Plan Cameroon. Au cours de cette rencontre, le PUM n'a pas manqué de signaler que le principe fondamental de Plan est l'apprentissage. Cet apprentissage qui passe par les réunions de coordination et autres donne à tout le monde de dire ce qu'il pense de l'évolution des activités dans le but d'améliorer.

Au cours de cette évaluation des trois premiers mois de la phase II du projet, il y a eu beaucoup à dire. Outre la présentation du projet par Plan, et celle des activités déjà menées et à mener sur le terrain par Irondel, la parole a été donnée aux autres parties prenantes présentes afin qu'elles interviennent sur trois différents aspects: Ce qui est Bien; Ce qui l'est moins; et les aspects à améliorer
CE QUI EST BIEN
  • Présence et adhésion des jeunes
  • Le projet constitue une bonne initiative
  • Le projet lutte contre la délinquance juvénile
  • Le projet est porteur
  • La formation des jeunes
  • Il développe l’aspect communication sociale
CE QUI EST MOINS BIEN
  • Manque du matériel de travail et des moyens logistiques pour faire des travaux de qualité
  • Projet trop touffu et limité au collège
  • Manque de suivi et temps de formation très court
  • Pas beaucoup de jeunes sensibilisés et formés
  • Esprit de travail pas compatible à celui du collège
  • Manque de communication
  • Egoïsme des parents leader des communautés qui lors des différentes formations destinées aux jeunes, ne font profiter l’expérience qu’à leurs enfants même si ces derniers ne sont pas en mesure de tenir la chandelle allumée
ASPECTS A AMELIORER
  • Mettre à disposition tous les moyens nécessaires pour faire plus de travaux de qualité de qualité
  • Faciliter la disponibilité du matériel dans les communautés
  • Définir le cadre de travail avec les partenaires en signant des protocoles d’accord pour définir les rôles et responsabilités de chacun
  • Informer tout le monde à l’avance pour que toutes dispositions nécessaires soient prises afin que chacun sache de quoi il sera question à la réunion par exemple
Au regard de tous ces points, toutes les parties prenantes sont convenues de travailler désormais main dans la main pour l'intérêt majeur des jeunes.

mercredi 22 septembre 2010

SENSIBILISATIONS: LES COMMUNAUTÉS SONT EN RELAIS

Lendom I, Lendom II, Ntuissong, Mva'a I et Mva'a II sont les communautés qui tour à tour ont accueilli la caravane du YETAM venue non seulement renouer avec les ambassadeurs de la récente formation de Zamengoué, mais aussi et surtout s'assurer que toutes les parties prenantes maîtrisent les tenants et les aboutissants du projet.

L'autre objectif de la descente des staffs IRONDEL et PLAN a été de fixer avec lesdites communautés un plan de travail, étant donné que le principal site de formation dans le cadre du projet se trouve au collège Sainte Thérèse de Mva'a. Lors des diverses sensibilisations, certaines communautés ont plus ou moins massivement répondu présentes, tandis que d'autre ont brillé par leur manque d'intérêt aux activités relatives au projet.

Avec vaillance et confiance, le petit Serge de la communauté de Ntuissong répond aux questions qui lui sont posées par le point focal Plan du projet Yetam. Il est d'ailleurs l'un des rares à se souvenir véritablement de ce qui a été dit et fait lors de la formation des jeunes, et il fait partie des personnes que nous avons pu rencontrer dans cette communauté devenue réfractaire et réticente à toute initiative de développement provenant de Plan Cameroon.

La communauté de Mva'a II ci-contre est peut être tout le contraire de la précédente communauté de part le fait qu'elle est toujours prête à accepter tout ce qui contribue à son développement. Mais aussi également, il est question de rallumer la flamme qui n'a pas continuer à briller depuis la fin de la formation. Pour ce faire, certaines résolutions ont été prises à la fin de la rencontre à l'instar d'organiser une réunion de restitution dimanche le 19 septembre 2010, mettre sur pied un bureau Yetam de la communauté, pour ne citer que cela.

Même son de cloche à Mva'a I où les jeunes de la communauté se sont engagés à faire connaitre le projet dans les trois hameaux qui la constituent à travers une réunion de restitution et la mise en place d'une association des jeunes qui pourront s'asseoir et discuter des problèmes qu'ils rencontrent.
Par ailleurs, il est important de noter que lors de ces différentes sensibilisations, la caravane Yetam a été confronté à de multiples difficultés:

- Manque de mobilisation de la communauté
- Communautés très excentrées les unes des autres, ce qui contribue au démarrage tardif des activités
- Communautaires intéressés par d'autres activités lucratives coïncidant avec la rencontre
- Problème de restitution des idées reçues lors de la formation des jeunes
- enclavement des routes menant dans certaines communautés